Coloscopie : comment bien s’y préparer ?

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Peu confortable, la coloscopie est l’examen le plus fiable permettant de diagnostiquer le cancer du côlon. La coloscopie est l’exploration du côlon par l’intermédiaire d’une sonde, le coloscope. De l’épaisseur d’un index, elle est insérée dans l’anus, puis glissée dans l’intestin et dirigée à l’aide de manettes. Le but de la coloscopie est d’arriver au tout début du côlon et de visualiser les parois coliques lors du retrait progressif de l’appareil. Il peut s’agir d’un examen préventif ou thérapeutique. Lorsqu’il est détecté à des stades avancés, le taux de survie sur une période de cinq ans n’est que de 11 % contre 90 % s’il est traité de façon précoce. C’est la troisième forme de cancer la plus répandue.

IV. Coloscopie : comment bien s'y préparer

Qu’est-ce que le côlon ?

Le côlon est un segment de l’intestin dont le rôle principal est de stocker les déchets issus de la digestion. Situé juste après l’intestin grêle où a lieu l’absorption des nutriments, les substances qui y transitent deviendront les matières fécales après l’absorption de l’eau restante et le mélange avec les bactéries de la fore intestinale. Cette flore protège l’homme de l’agression de micro-organismes pathogènes et permettent de dégrader le reste des aliments que l’organisme ne peut digérer. C’est au niveau du côlon que la durée du transit est la plus importante.

Les principales indications de la coloscopie sont :

  • la recherche de causes à un certain nombre de symptômes ;
  • le dépistage du cancer du côlon, notamment chez les populations à risques ;
  • la vérification de l’atteinte d’une colite ulcéreuse ou de la maladie de Crohn.

Pour qu’elle soit réussie, la coloscopie nécessite une préparation spécifique. La personne qui s’apprête à passer la coloscopie, doit suivre une préparation colique et un régime principalement sans fibre alimentaire. Elle doit également veiller à respecter les consignes à la lettre du médecin qu’elle a préalablement rencontré.

Prescrire une préparation individualisée est l’une des clés d’une coloscopie réussie et efficace. Un certain nombre de médecins préfèrent proposer à leurs patients une seule méthode de préparation colique. Cela entraîne moins de discussions nécessaires avec le patient et une économie de temps pour le praticien, mais ne prend pas compte des différences entre les patients et de leur tolérance respective.

Les aliments « interdits »

La mise en place d’un régime sans fibres est utile pour arrêter la production de « déchets » qui pourraient gêner la coloscopie. Celui-ci est généralement mis en place 48 heures avant la date de l’examen.

Sont donc à proscrire :

  • les aliments comportant des a-galactosides indigestibles contenus notamment dans certains légumes secs ;
  • les aliments contenants des fructanes non absorbés ;
  • les aliments contenant des glucides complexes comprenant la cellulose et l’hémicellulose ;
  • les aliments contenant des gommes ;
  • les aliments contenant des mucilages ;
  • les algues ;
  • l’amidon qui peut dans certaines conditions échapper à la digestion soit du fait de son encapsulation soit quand l’amidon est cru.