Acupuncture

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L’acupuncture est, avec la diététique chinoise, la pharmacopée chinoise, le massage Tui Na et les exercices énergétiques l’une des cinq branches de la Médecine traditionnelle chinoise. Elle se base sur une approche énergétique et holistique. Selon la pensée médicale orientale, elle agit sur le Qi (prononcer tchi) qui circule dans le corps par la voie des méridiens. Par conséquent, des aiguilles insérées à la surface de la peau stimulent des points d’acupuncture précis. Cela a pour principal de régulariser le Qi ainsi que des fonctions physiologiques, organiques et psychiques ciblées.

Acupuncture

L’acupuncture permet de renforcer les processus d’autorégulation et de guérison qui se mettent normalement en branle lorsque l’organisme subit une agression causée par un virus, un stress ou une blessure. Il existe une cartographie détaillée des points d’acupuncture et des méridiens ainsi que de leurs rôles pour rétablir la santé et l’équilibre du patient.

Les praticiens de la Médecine traditionnelle chinoise soutiennent que l’acupuncture permet de traiter, souvent en complémentarité avec d’autres pratiques, une variété de « déséquilibres » liés, entre autres, aux systèmes musculosquelettique, respiratoire, gastro-intestinal, nerveux, etc. Ainsi, l’acupuncture contribue également à soulager divers maux courants tels que le mal de tête, le rhume, les nausées, … Toutefois, elle ne saurait guérir certaines maladies graves ni pallier des déficiences génétiques.

Évaluer l’acupuncture en fonction des critères objectifs et reproductibles de la science occidentale moderne s’est avéré jusqu’à maintenant un processus décevant. En effet, un certain nombre de raisons explique cet état des choses. Il s’agit principalement :

  • des difficultés liées à la « standardisation » des maladies ;
  • de l’effet global plutôt que spécifique de l’acupuncture ;
  • des problèmes de méthodologie de l’acupuncture placebo ;
  • de la multiplicité des techniques et des écoles de pensée ;
  • du manque de financement ;
  • du fait que la majorité des études soient publiées en langues asiatiques, et ;
  • de la faible qualité de nombreuses recherches.

Tous ces facteurs montrent sans ambiguïté qu’il existe bel et bien un écart important entre ce que l’acupuncture prétend traiter, particulièrement en Chine ou au Japon, et ce qui a été évalué jusqu’à présent dans le cadre d’études scientifiques répondant aux normes occidentales. Toutefois, il n’en demeure pas moins que l’acupuncture est très efficace pour la relaxation.