Le stress, source de maladie

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A sa découverte au XXe siècle, le stress était appelé « syndrome général d’adaptation », et il désigne tout  ce dont l’organisme a besoin pour s’imposer à une difficulté ou la fuir.

Le stress est donc une situation bénigne dans la vie de l’homme. Mais très souvent, il devient chronique et dans ce cas, le stress ne manque pas d’être un facteur de risque propice à plusieurs maladies. Il épuise physiologiquement, émotionnellement, psychologiquement et au niveau comportemental.

La grande question qui est toujours posée est la suivante : comment se fait le changement du bon stress en stress maladif ?

Le stress, source de maladie

Selon les conclusions scientifiques, il s’agit d’un processus vraiment rapide qui s’opère en phases notamment trois.

Tout d’abord, la phase d’alarme au cours de laquelle, l’organisme réagit sous l’influence de diverses hormones produites en grande quantité, en particulier l’adrénaline. L’individu stressé cherche à se défendre ou à abandonner.

Ensuite, survient la phase de résistance où des hormones comme la dopamine, la sérotonine, le cortisol, les endorphines. A ce niveau, le stress qui est en jeu, demeure bénéfique à la personne. C’est le genre de stress qui pousse à accomplir une grande quantité de tâches. Cependant, si à cette étape, l’état de stress n’est pas résolu ou si cet état de vient récurrent, alors il sera inévitable que la troisième phase qui est celle de l’épuisement, se déclenche. La personne stressée s’épuise en raison de la déperdition des éléments biochimiques et des désordres métaboliques. La présence d’un taux anormalement élevé des hormones du stress dans l’organisme favorise  le vieillissement, l’apparition des maladies de tous ordres et l’aggravation des maladies existantes. Les personnes ayant atteint ce niveau, adoptent généralement de mauvaises habitudes alimentaires et des modes de vie inappropriés.

Si aucune prise en charge n’est apportée à la victime, le stress pourrait considérablement écourter son espérance de vie. Il peut également entrainer un changement notable dans la structure du cerveau.