L’hypnothérapie

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L’hypnose est définit comme un état de conscience modifié dont on se sert à diverses fins le traitement de certains maux et malaises. Le terme hypnose vient du mot grec hupnoein qui signifie endormir. Cependant, l’hypnose n’a rien à voir avec le sommeil et correspond plutôt à un état d’« hyperconcentration détendue ».

Il existe plusieurs écoles d’hypnose, dont on peut nommer l’hypnose classique et l’hypnose ericksonienne.

hypnothérapie

L’hypnose classique fonctionne avec des suggestions directes et est utilisée pour un certain nombre de problèmes comportementaux, comme les phobies, et pour modifier le ressenti corporel. A l’opposé, l’approche ericksonienne ne cherche pas à éliminer les symptômes, mais à les écouter et à les respecter en demandant leur signification à l’inconscient (qui en saurait beaucoup plus que le conscient).  Elle ne fonctionne pas de façon linéaire, mais suit le cheminement « erratique » de l’inconscient.  A titre comparatif, on soutient que  l’hypnose ericksonienne serait de « type maternel », tandis que l’approche classique serait de « type paternel ou autoritaire ».  Et les deux modes de fonctionnement qui ont chacun leurs adeptes.

Dans l’état d’hypnose, l’inconscient occuperait l’avant-plan, laissant en veilleuse le conscient habituellement hyperactif. Grâce à l’expertise du thérapeute et aux techniques de l’hypnothérapie, on pourrait rendre accessibles au sujet des ressources peu exploitées de son cerveau, en activant notamment ses pouvoirs d’autoguérison.

De plus, grâce à l’hypnose, une personne peut créer un « ancrage »  à activer au besoin. Par exemple, une personne qui désire cesser de grignoter entre les repas pourra, pendant l’hypnose, associer le mot stop suivi d’une profonde respiration à un état de satiété et de calme. Plus tard, durant une rage de croustilles, elle pourra s’arrêter, dire stop, et respirer afin que l’appel intérieur soit transformé, passant de « il me faut des croustilles » à « ça va aller ».

On dit que l’hypnothérapie permettrait au sujet de « choisir » ses motivations. D’où une certaine popularité de l’approche en psychothérapie. Mais il n’y a pas de miracles. Le sujet doit être profondément motivé, sinon les suggestions mentales n’auront aucun effet.

On ne doute pas sur le fait que toute pensée possède son propre contexte biochimique ni que des pensées peuvent induire des événements physiologiques (penser à des aliments savoureux amène à saliver et à produire des sucs gastriques). Mais l’intervention de l’hypnose dans les traitements physiologiques  n’est pas encore bien comprise.

Sur le plan émotionnel, l’hypnothérapie permettrait de retourner dans le passé pour retrouver des événements traumatisants qui seraient peut-être responsables de problèmes émotifs ou physiques. Cependant, il n’est pas rare de se retrouver face à des évocations partiellement véridiques. Car lorsque la mémoire rencontre des failles dans la trame des souvenirs, elle fait de la « reconstruction » en se servant des éléments similaires ailleurs. C’est ce qu’on appelle de la fabulation et cela arrive. Même l’hypnose ne peut pas contourner ce problème.