Incontinence urinaire

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L’incontinence urinaire est une maladie très souvent gardée sous silence. Bien qu’elle touche de plus en plus de femmes, cette pathologie reste encore taboue dans nos sociétés. Il n’est pas aisé pour les personnes victimes d’incontinence urinaire en particulier les femmes, d’en parler avec leur médecin ou leurs proches. Ce silence explique donc le fait que la prise en charge des patientes soit si tardive. Toutefois, en levant le voile sur cette pathologie qui devrait, sinon, de devenir un véritable enjeu de santé de public et un réel problème économique et sociétal.

incontinence urinaire

La prévalence de l’incontinence est très importante chez les femmes dans le monde. De plus en plus de femmes autres que celles du troisième âge sont concernées. Et les chiffres sont multiples sur la question, surtout que les définitions de l’incontinence urinaire sont nombreuses et variées.

Ainsi, en 1981, l’International Continence Society (ICS) définissait l’incontinence urinaire comme la « condition dans laquelle la perte involontaire d’urine représente un problème social et hygiénique et est objectivement démontrable ».

En général, se manifeste lorsque le périnée a perdu sa qualité élastique et que la fonction de « robinet » du sphincter n’est plus effectuée proprement. Ainsi la plus petite pression abdominale provoquerait des fuites.

La grossesse et l’accouchement  sont les plus importantes causes d’incontinence urinaire. Mais il y a aussi des maladies qui laissent des séquelles d’incontinence urinaire. C’est le cas notamment de la cystite.

L’incontinence urinaire se manifeste différemment :

–           l’incontinence urinaire d’effort ;

–           l’incontinence urinaire par impériosité ;

–           l’incontinence urinaire mixte.

La bonne nouvelle, c’est que l’incontinence se soigne. Le plus important est de consulter un spécialiste en la matière qui pourra indiquer le traitement adéquat. Il peut s’agir de la rééducation, de la prise de médicaments ou d’une petite chirurgie pour mettre en place d’un sphincter urinaire artificiel.